Lumière et couleurs

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PRÉSENTATION

Un rai de clarté dans un sous-bois, la féérie des couleurs d’un soleil couchant, les miroitements de l’eau, le camaïeu d’un arc-en-ciel, toutes ces fééries sont le jeu de la lumière.

De ces expériences sensibles, tout un chacun en garde des souvenirs émus. La perception que nous avons des montagnes, des prairies, des personnes, des objets, change sous les lumières du soleil.

Ainsi, de tout temps, les hommes se sont interrogés sur les multiples manifestations optiques qu’ils ont perçues.

L’objectif de cette petite monographie est de donner dans des registres divers des éléments d’information sur la lumière, les couleurs et les technologies de restitution des images.

Les domaines abordés ici sont forts divers et d’approches parfois austères dans leur formalisme. J’espère cependant que tout un chacun pourra y puiser des éléments d’information et de réflexion.

Nous nous intéresserons tout d’abord aux diverses représentations qu’ont eues les hommes, au cours de l’histoire, de la vision et la nature de la lumière.

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Nous commencerons par les Grecs qui, les premiers, ont fait des tentatives rationnelles pour expliquer la vision, la réflexion sur les surfaces lisses, la réfraction dans l’eau, les arcs en ciel, les phénomènes de diffusion. Ces démarches ont été balbutiantes du siècle de Périclès (4ème siècle av. J.-C.) jusqu’à l’époque romaine sous Marc Aurèle (2ème siècle apr. J.-C.)

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Préambule

Après la chute de l’Empire romain, la civilisation islamique, s’appuyant sur les textes grecs, a poursuivi l’étude de la lumière et de la vision entre le 8ème et le 12ème siècle apr. J.-C.

Ces études ont été reprises en Occident à la Renaissance et se sont poursuivies jusqu’au 20ème siècle.

Après ces rappels historiques nous aborderons, au regard des connaissances actuelles, la nature physique de la lumière. Ainsi nous verrons, qu’à l’orée de 20ème siècle, les mesures sur la vitesse de la lumière et les études sur le rayonnement des corps noirs révolutionneront la physique.

Nous aborderons ensuite la physiologie de l’œil, organe nous permettant de percevoir notre environnement. Les connaissances que nous avons sur la nature de l’œil et les mesures faites dans les années 1930 nous permettrons de définir l’ensemble des couleurs perceptibles par l’homme.

Ce cadre ainsi défini, nous analyserons ce que sont les couleurs et décrirons quelques espaces
colorimétriques normalisés.

Enfin, nous aborderons quelques aspects technologiques servant à la capture et la restitution
d’images.